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Le Downtown Eastside de Vancouver est le quartier le plus pauvre au Canada.
Le co-fondateur de Pivot, John Richardson, écrit au sujet de ce que Pivot espère accomplir.
Fondée à la fin 2000, Pivot Legal Society, principal défenseur des personnes marginalisées telles que les toxicomanes, les travailleurs du sexe ainsi que les sans-abris, a concentré ses efforts au cœur du Downtown Eastside (DTES) de Vancouver, le quartier le plus pauvre au Canada.
Le problème que Pivot tente de résoudre est celui de la marginalisation, et ses conséquences à la fois subtiles et graves sur la qualité de vie de tout un chacun dans la société.
Les impacts de la marginalisation sont très rigoureusement ressentis par ceux directement concernés : toxicomanes, travailleurs du sexe, sans-abris, Natifs Américains et autres. Les impacts négatifs ne concernent, cependant, pas uniquement les principaux intéressés.
Chacun dans la société est perdant quand un concitoyen est réduit à l’état de survie, incapable d’atteindre ses pleines capacités. Plus clairement, il y a une perte du potentiel social de cette personne, ainsi que de sa contribution économique.
L’extrême vulnérabilité et pauvreté de ces personnes ont souvent pour conséquence la maladie et le crime.
Plus indirectement, la sécurité et la qualité de vie de chacun sont réduites par la possibilité de connaître soi-même la marginalisation, directement ou à travers une personne de son entourage, à raison d’un accident, d’une maladie ou de toute autre mauvaise fortune.
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Faits et chiffres du Downtown Eastside
• 30 % des sans-abris sont aborigènes
• 33 % des sans-abris sont atteints de maladie mentale
• 66 % des sans-abris connaissent des addictions aux drogues ou à l’alcool
• 5 000 toxicomanes par injection résident au cœur du Downtown Eastside
• 21 % des toxicomanes par injection ont été abusés sexuellement durant leur enfance
• 30 % des toxicomanes par injection sont atteints de maladie mentale
• 30 % des toxicomanes sont atteints du VIH/SIDA
• 90 % des toxicomanes sont atteints d’Hépatite C
Les travailleurs du sexe toxicomanes sont les plus marginalisés au sein des marginaux. L’exploitation par les proxénètes, les trafiquants et les clients s’ajoute à des antécédents d’abus sexuel sur mineur, d’abandon, de pauvreté, de toxicomanie et/ou de maladie mentale.
La proportion des femmes atteintes du VIH/SIDA dans le DTES est 40 % plus fort que celles des hommes. |
Il semble qu’un rideau social soit dressé entre ceux qui possèdent et ceux qui ont besoin. Cette partition est ainsi sentie dans les cœurs et les esprits de chacun, créant des modèles de crainte, d’aversion, d’intolérance et de mépris. Ces émotions n’empêchent pas uniquement d’ouvrir son cœur, mais nous empêchent aussi d’accomplir une société qui soit réellement globale, chaleureuse et compatissante.
Suite...
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